30.07.07
Un domingo en San Telmo
Le quartier de San Telmo est le lieu de sortie par excellence des Porteños le dimanche. A moins de 15 minutes à pieds du microcentro, les grandes maisons coloniales souvent délabrées cottoient les magasins d'antiquités dans des rues pavées. L'atmosphère est vraiment particulière. On sent le prestige révolu du quartier et une certaine nostalgie semble imprégner le lieu.
C'est ici que le marché traditionnel, touristique mais malgré tout très authentique se déroule à chaque fin de semaine...
On commence par le marché couvert et on termine dans les rues devenues piétonnes pour l'occasion, où les étalages aux allures de brocante s'accumulent. Le charme opère d'autant plus que l'on croise régulièrement des musiciens et danseurs de tango. L'explication n'est pas à chercher loin : c'est ici, dans les bars de ce quartier bohème, qu'est né le genre musical. La foule vient rapidement s'amasser autour de spectacles improvisés dans la rue principale. Les odeurs d'encens se mélangent à celles des cacahuètes au chocolat, les badauts prennent le temps de flâner et de discuter dans des bars noirs de monde... Très populaire, très exotique, et, avec une subjectivité totalement assumée, vraiment génial.
Cliquez sur les photos pour les agrandir.
Vers 17h, le calme revient petit à petit, tandis que le Soleil commence déjà à disparaître et offre un éclairage vraiment particulier. Nous nous redirigeons alors vers le microcentro.
29.07.07
Lo esencial es no habituarse
Une semaine déjà s'est écoulée depuis notre arrivée, partagée entre de longues marches dans les barrios et un comportement casanier, résultat de la fatigue accumulée et d'un manque de contacts pour sortir. Si on a pris nos marques, l'essentiel reste de ne pas nous habituer trop vite.
Jeudi était la première journée d'accueil des étudiants internationaux dans un des locaux de l'USAL (Universidad del Salvador), en plein centre. Ici, pas de campus. On est directement au contact de la ville : les différentes facultés se répartissent dans des bâtiments parséminés sur quelques rues. Notre appartement se situe à environ 20 minutes de marche des établissements. Nous n'avons donc jusqu'à maintenant pas pris le subte (métro) car l'intérêt paraît assez moindre.
Nous avions donc rendez-vous à 8h30 à la fac d'économie, où l'équipe pédagogique s'occupant des étudiants intercambio nous a accueilli dans une salle de réunion décorée du drapeau argentin, du blason de l'université et d'un crucifix en bois. Une grande partie du discours a porté sur des conseils de sécurité : précautions à prendre dans les transports, quartiers et rues absolument déconseillés, etc.
On nous a également présenté les démarches à effectuer pour régulariser notre situation migratoire afin de passer l'année entière sans tomber sur la case "retour en France". En effet nous ne disposons actuellement que d'un VISA touristique de 3 mois sur le territoire. Alors là, je dois dire que ça s'annonce juste chiant, entre photocopies multiples (notamment de toutes les pages du passeport), traductions par un organisme officiel et longues files d'attente dans des bureaux.
Enfin, nous avons rempli notre dossier d'inscription, et c'est quand même un peu la honte, parce que les 3/4 des Français (évidemment, j'en faisais partie) on confondu appellido et nombre... et il a fallu tout recommencer une deuxième fois. Je vois déjà les sourires moqueurs se dessiner mais c'est comme à Qui veut gagner des Millions, c'est toujours plus simple quand on est chez soi ^^
J'ajoute que le lendemain matin, on nous a succintement présenté le mode de fonctionnement des cours. J'en parlerai davantage la semaine prochaine lorsque je serai fatalement rattrapé par le sujet.
Ces réunions nous ont ainsi permis de tisser nos premiers réseaux entre étudiants intercambio, qui intègrent directement le 2nd cuatrimestre (l'équivalent de nos semestres français, en sachant que nous prenons l'année scolaire en cours car nous sommes dans l'hémisphère sud). Evidemment, nous communiquons en espagnol ou tout du moins essayons, comme lors de la soirée d'hier chez un Brésilien où il a notamment été question d'un film très humaniste qui se passe dans les tranchées pendant la Première Guerre Mondiale ("Joyeux Noël ?" Gagné ^^) et de l'appellation d'origine contrôlée de la Moutarde de Dijon. Première véritable soirée arrosée à la bière, et aussi premier retour vers l'appartement en pleine nuit : nous avons préféré appeler un taxi pour l'occasion. Pas cher, plus sûr et amusant en plus. Je me suis l'espace d'un instant cru dans Driver : on a bien dû frôler 4 piétons et 5 véhicules, c'était drôle, presque comme la mise en examen de Dominique de Villepin.
Sinon, en bref :
- Les restos sont vraiment pas chers. Comptez 3 à 4€ pour une belle pièce de viande avec garniture.
- On a rencontré sur le Puerto Maderno (port moderne encore en construction... on recençait 400 habitants en 2001) une Française de Rennes qui doit incarner un profil assez typique de l'anti-français par excellence souhaitant s'installer à l'étranger. Et comme les conseils sont malgré tout toujours bons à prendre quand on débarque, nous éviterons de déambuler dans le quartier de la Boca avec de l'argent ou notre appareil photo, nous choisirons bien les boîtes où nous traînerons car les fouilles s'assimilent parfois à un vidage de poches, et nous nous méfierons de la police parfois corrompue.
- Les Argentins sont quand même des gens très sympas et très aimables.
- Les bus sont souvent jolis et ressemblent parfois à des emballages de barres chocolatées.
- Il fait tous les jours bien froid (la plupart du temps entre 2°C et 10°C) mais le Soleil reste hyper présent.
- Prochaine échéance : début des cours le 1er août.
- A écouter la musique diffusée dans les magasins, les Argentins ne semblent jurer que par Piazzolla et Gotan Project.
- Je dois trouver un moyen de jouer de la musique au plus vite.
- Promis, dans mon prochain post, y'aura des photos.
25.07.07
Primer contacto II
Deux jours, c'est à peu près le temps qu'il nous aura fallu pour nous habituer au changement d'horaire. Cinq heures en moins... J'ai toujours l'impression d'être à la traîne...
Sinon, nous passons l'essentiel de nos journées à découvrir Buenos Aires en nous promenant sur les avenues et dans les barrios (quartiers) un peu au hasard. Jusqu'à maintenant, je n'ai pris aucune photo. Je crois qu'il ne sert pas à grand chose de mitrailler à tout va tout de suite, l'essentiel pour l'instant est de nous imprégner d'ambiances vraiment particulières. Si on aurait vite fait de porter un jugement et d'essayer de rationnaliser tout ce qui s'offre à notre regard (découpage urbain, architecture, comportement des Porteños -habitants de B.A.-, etc.), il ne faut pas oublier que la première impression, bien qu'essentielle, peut s'avérer trompeuse. Alors j'ai décidé de prendre mon temps, de ressentir avant tout. Et pour le coup, je peux vous dire que ne serait-ce qu'en l'espace de trois jours, je me suis imprégné, déjà, de beaucoup de choses. Faudra que je fasse le tri, et après seulement, j'aurai un véritable coup d'oeil et je prendrai les photos qui me paraissent révélatrices...
Pour l'instant, je me contenterai de vous faire part de quelques impressions qui sont presque à prendre comme des a priori, et il sera intéressant de voir l'évolution de mon point de vue au fil des semaines.
Tou d'abord, ce qui frappe dès que l'on débarque ici, c'est le gigantisme. Inutile de chercher un quartier à partir duquel la ville serait née. On dirait que dès le début, B.A. était destinée à être une ville géante... ou en tout cas pensée comme telle. Les avenues font toujours plusieurs kilomètres (comptez 15 à 20km pour certaines d'entre-elles), tandis que l'avenue du 9 juillet sur laquelle donne notre immeuble comporte, comme je l'écrivais dans le post précédent, 18 voies sans compter les contre-allées et les terre-pleins centraux qui occupent autant de place que le macadam. Dans le centre, très grand, les immeubles modernes ou de style hausmannien sont très hauts ; On compte rarement moins de 10 étages. D'énormes pableaux publicitaires sont placardés à des dizaines de mètres de hauteur. Ajoutez-y une véritable fourmilière humaine et des véhicules, bus, taxis jaunes et noirs, camionnettes, à la conduite intempestive (on peut vous écraser sans problème) : ça fout le vertige. Etourdissant, c'est le mot.
Alors évidemment, il est intéressant de sortir des grandes avenues, de s'éloigner un peu du centre et d'aller au contact direct des petites rues. Les contrastes dans le paysage sont alors saisissants. Il suffit parfois de quelques mètres pour que tout change, et c'est pour cela aussi qu'il faut être vigilant. On a vite fait de tomber par hasard sur un quartier totalement désoeuvré, voire louche et dangereux. Le cliché "amérique du sud" avec un côté très bricolage et tiers-mondiste, des rues pavées et des maisons coloniales (qui ne rassemblent pas forcément les risques, attention aux amalgames) rencontre très vite l'architecture moderne XXème ou parfois parisienne XIXème. L'espace est ainsi partagé entre un urbanisme glauque et un charme semblant venir d'une autre époque, tantôt gigantesque, tantôt intime, renforcé aussi par la circulation de vieux bus aux toits convexes et plus généralement vieilles bagnoles.
Il paraît alors bien difficile, à première vue, de dégager l'âme d'une ville qui semble trouver sa "richesse" dans un gigantesque mélange de cultures d'ailleurs. On oubliera les McDo et Burger King qui se comptent par dizaines pour se focaliser ne serait-ce que sur les comportements humains. Ce qui est surprenant, c'est cette cohabitation entre des gens très différents. La majorité des Porteños sont des descendants d'immigrés européens (espagnols et italiens), mais on trouve également des populations indiennes. Pas de noirs, pour ainsi dire. La pauvreté (vente à la criée de vêtements ou autres) cottoie le milieu des affaires. Des SDF viennent même coucher au pied des banques. Les commerces aisés (il est difficile de parler de commerce de luxe) se trouvent parfois à quelques mètres d'épiceries misérables, où l'on trouvera malgré tout toujours une bouteille de CocaCola ou de 7Up. Buenos Aires paraît profondément imprégnée de valeurs bien libéralistes : c'est une ville de la débrouillardise.
J'ai tendance à vouloir tirer des généralités mais il faut garder à l'esprit que chaque quartier que nous avons traversé jusqu'à maintenant est vraiment particulier, et l'on pourrait à chaque fois se croire dans une ville différente. J'y reviendrai bien évidemment plus tard, mais les impatients pourront toujours jeter un oeil à ce que dit notre ami Wiki sur Palermo, Puerto Madero, San Nicolas (qui n'est d'ailleurs autre que le quartier où nous vivons ^^) ou encore San Telmo.
Sinon, nous nous sommes aujourd'hui notamment rendu au bureau d'accueil des étudiants internationaux. Comme dans beaucoup d'endroits, un gardien (tenue assez ressemblante à celle de nos agents de police) devait se tourner les pouces. Un sympathique monsieur qui nous a vu arriver vers lui dans la rue tandis qu'il fumait son cigare nous a accueilli dans son bureau, et nous a rapidement présenté le déroulement des prochains jours. Finalement, il n'y aura que deux journées d'orientation, que nous savons d'avance peu fatiguantes : jeudi et vendredi.
Le reste du temps, nous avons encore aujourd'hui beaucoup marché... presque 20 km. C'est finalement le meilleur moyen non seulement de découvrir la ville et d'aller de surprises en surprises, mais aussi de ne pas nous perdre, car le réseau de bus est très dense et compliqué (il n'existe pas de plan !) et les lignes de métro peu présentes. Alors oui, on fait des kilomètres, c'est très fatiguant et je me demande comment j'ai réussi à écrire cet article -auquel je me suis résolu à ne pas trouver de conclusion ^^-.
23.07.07
Primer contacto
PCliquez sur les photos pour les agrandir.
Retour en images sur la grande traversée ^^
Samedi 21 Juillet - 9h15 - Aéroport Charles de Gaulle, terminal F - Paris
L'embarquement pour le vol Paris-Madrid débute avec 3/4 d'heures de retard, suite à un problème de passerelle cassée et à une perte de bagages.
10h - Embarquement immédiat dans l'Airbus.
10h20 - Décollage et survol de Paris. Un grand sourire se dessine sur notre visage au moment où l'avion quitte la piste. L'aventure commence. C'est alors parti pour un peu plus d'1h30 de vol, vite passé. L'équipage nous sert de quoi avoir l'impression de boire et manger (la petite taille de la canette nous donne l'occasion de débattre sur la stratégie commerciale de CocaCola chez les Hobbits), mais la plupart du temps, c'est sieste. Tout le monde pionce, pour ainsi dire.
On atterrit à Madrid à un peu plus de midi. S'ensuit une très longue attente dans le terminal. Notre avion pour Buenos Aires, iniatialement prévu pour 15h45, est annoncé avec du retard. L'embarquement ne commence qu'à 17h15, pour un départ à un peu plus de 18h.
Notre avion pour Buenos Aires est un Airbus 330-200. Cela fait déjà 8 heures qu'on a quitté la France, mais l'essentiel reste à parcourir : 13 heures de vol (durée maximale sans escale) et 10 000 km de distance, entassés comme des sardines.
Survol de Madrid. S'ensuit une première partie de voyage particulièrement longue. Le maigre repas vient briser la monotonie. Sinon, les hôtesses nous offrent un verre à boire tous les 4 heures. Pour le reste, l'équipage a décidé que tout le monde devait pioncer, et une très grande partie du vol s'effectue dans le noir, hublots fermés.
L'une des seules occupations possible et de jeter un oeil sur l'écran devant soit, où un affichage GPS nous permet de nous situer. Comment expliquer l'étrange changement de direction de l'avion au dessus de l'Atlantique ? Les paris sont ouverts.
Nous finissons par atterrir à Buenos Aires à 1h30 heure locale (soit 6h30 heure française). Nous récupérons nos bagages (que nous avions quitté à Paris) sans problème, passons la douane et je vais échanger un peu d'argent. La vigilance est de mise. On nous a prévenu, la périphérie de Buenos Aires la nuit peut être dangereuse. Par mesure de sécurité, il est préférable de prendre un remis et non un taxi. Non seulement, on paye au guichet avant de monter en voiture (pas de mauvaises surprises donc) mais nous montons dans une voiture banalisée, ce qui diminue le risque de se faire braquer. Afin de diminuer les prix, nous montons avec un Français un peu paumé en quête d'un hôtel pour la nuit. Le trajet vers le centre, d'une petite 1/2h, nous coûte 100 pesos pour trois, soit environ 10€ par personne.
Le premier contact avec l'Argentine se fait dans le silence. Pas un bruit dans la voiture, hormis le chauffeur communiquant avec son entreprise. Le dépaysement est immédiat : il suffit de jeter un oeil par la fenêtre et de regarder ces maisons modestes aux murs blancs entassées et ces rues désertes éclairées par des lampadaires épars.
Enfin, le remis nous dépose sur notre avenue, en plein dans le microcentro. La plus large avenue du monde : 18 voies (je détaillerai un autre jour...). Le pourboire au chauffeur est de mise (environ 10% du prix).
Premier contact nocturne avec l'avenue du 9 juillet. Notre immeuble se situe dans une contre-allée. Nous déposons nos bagages dans un hall d'hôtel afin d'aller trouver une cabine téléphonique pour nous mettre en relation avec notre contact, qui nous attend dans l'appartement.
Et voici le hall d'entrée de notre immeuble, où nous pénétrons pour la première fois à environ 4h30. Visite des lieux très prochainement !
Deux nuit ont passé depuis notre installation, et deux journées (durant lesquelles il a fallu se faire au changement d'horaire) essentiellement consacrées à une déambulation dans les quartiers de Buenos Aires. La ville est géante, tentaculaire, démesurée et joue énormément sur le contraste. Il y a évidemment tellement à en dire que je vous présenterai petit à petit sur ce blog quelques aspects de la ville, photos à l'appui.
Le premier contact avec les lieux et ses habitants a en tout cas été très bon et la journée de demain devrait confirmer cette impression, avant la première journée d'intégration à la fac mercredi prochain.
20.07.07
En el recodo del camino
Approche psycho-socio-pseudo-philosophique de l'éloignement, ou Contestation du trip à la mode de Kant.
Je vais voir, prendre, entendre, toucher, goûter à un autre monde. Je vais me perdre et me trouver à 11 000 km. Je vous croiserai comme un écho, mais je resterai des vôtres.
Ce n'est pas la perspective de ce voyage qui me donne le vertige, mais plutôt cette p*tain de chance qui fait que depuis 20 ans, j'ai la terrible impression de réussir ma vie. L'expression peut sembler arrogante... Elle l'est d'une certaine manière. Je ne veux pas trop penser à ce que me réserve l'avenir, porte ouverte à toutes les illusions.
Je suis heureux, tu sais, et tu vas me manquer, c'est sûr... Mais faut se dire que c'est toujours un peu égoïste de s'attacher aux gens. Personne n'est indispensable au bonheur, absolument personne. Je crois que c'est le postulat essentiel. Le meilleur attachement est une incertitude permanente qui n'a pas besoin de preuves. Il se construit simplement au fil du temps, en emmagasinant pas mal de souvenirs, de moments échangés.
Je deviens (l') autre.
Oui, c'est l'attachement véritable, celui qui nous assure de nous retrouver dans un an comme nous nous sommes quittés, sans avoir à signer de contrat.
Vivons nos vies dans la liberté des autres, et donnons-nous rendez-vous un de ces jours. Bientôt.
17.07.07
Al principio
Je reviens dans le sud. Entendez par-là ce que vous voulez. Le temps donnera son sens au titre.
Dans trois jours débutera le Grand Détour. Une année complète à l'université du Salvador de Buenos Aires, afin de valider ma 3ème année à Sciences Po Lille.
Bien sûr, l'expédition se prépare depuis plusieurs mois. Il a d'abord fallu établir une liste de 4 voeux de destination, établis en fonction des partenariats signés avec mon école. Mon second choix m'a initialement été attribué : l'université de Rosario, en Argentine. S'est alors posée une véritable énigme. Est-ce l'administration de l'IEP de Lille qui n'a pas voulu envoyer l'un de ses étudiants en mission humanitaire, parmi les colverts nageant dans les couloirs de la fac inondée ? Ou l'université ne voulait-elle simplement plus accueillir d'étudiants français ? Reste qu'il a fallu me trouver une place ailleurs, et j'y ai sans conteste gagné au change.
Nous sommes alors début avril, et j'apprends que deux universités de Buenos Aires ont daigné ouvrir une place supplémentaire pour m'accueillir. Le choix est vite fait car l'un des amis de ma promotion, Raph-aël, a déjà été accepté dans l'une d'entre-elles. Ce blog aurait dès lors pu s'intituler Nicolas chez les Jésuites : l'Université du Salvador revendique clairement une origine et une identité religieuses. Point d'inquiétudes, cependant. L'établissement est, depuis 1975, géré par un groupe de laïques et compte 16000 étudiants (je ne débarque pas dans un couvent, quoi ^^).
Les journées obligatoires d'orientation débuteront le 25 juillet, ce qui me laissera un peu de temps pour m'installer à Buenos Aires.
Je partirai de Bernay vendredi après-midi en train, puis je prendrai l'avion à Paris avec Raph samedi matin. Les bagages ne doivent pas peser plus de 20kg. Non seulement, je n'ai pas commencé à préparer mes affaires, mais de plus, je ne vois vraiment pas comment concentrer mon minimum vital en 20kg, ce qui représente moins d'1/3 de mon poids, c'est pas pour dire, mais vous vous rendez compte quand même ! Bref. Escale à Madrid le midi, puis vol direct pour Buenos Aires. Arrivée prévue le 22 juillet à 0h15, heure locale (soit -5h par rapport à la France). Le calcul prévisionnel donne 20 heures de voyage, sans compter les éventuels retards. Personne ne s'affolera si je n'arrive pas à l'heure, car cela est plus probable que l'inverse.
Si nous parvenons à joindre notre contact sur place à partir d'un locutorio (cabine téléphonique) après avoir échangé quelques euros contre des pesos, à prendre un remis pour rejoindre l'appartement et -le plus difficile probablement- à réveiller le gardien de l'immeuble, alors on pourra dire qu'on ne s'est pas trop mal débrouillé.
En attendant, je dois encore envoyer une demande d'apostille pour mon extrait de casier judiciaire à la Cour d'Appel de Rennes, expliquer à mon université d'accueil que ma carte bancaire m'assure l'assistance médicale pendant 3 mois avant de recevoir le véritable contrat d'assurance, voir des amis, ma famille, Persepolis et Hostel Part II. Mes priorités s'arrêtent ici :p
(bon ok, y'a -aussi- une valise à faire, amen, mais si j'oublie des trucs, Buenos Aires ne me semble être ni la jungle ni la cambrousse ^^)






















